• 初音ミク, Hatsune Miku The end au Châtelet

    The End

    J'ai vu le 15 cet opéra japonais avec une chanteuse virtuelle , un hologramme en fait

    un étonnant personnage à la voix cristaline. En fait la voix est une voix de synthèse.

    Beaucoup de monde ce soir là le public à 50 % japonais et très jeune.

    Quelques fans habillés comme Hatsune Miku.

    C'était très très bien!

    Une statue dans le hall du Châtelet, il y avait aussi la télé japonaise 

     

     

     

     une fan en perruque bleue

     

     

     

     

     la fin du spectacle

     

     

    la tenue d'une autre fan (en fait je n'avais jamais vu cette tenue ailleurs qu'à Tokyo)

    Les 12, 13 et 15 novembre 2013 à 20h

    Vocaloid opera

    Que pourrait être un opéra contemporain ? Est-il seulement imaginable sans interprète vivant ?

    Le musicien Keiichiro Shibuya veut répondre à ces questions en expérimentant une voix créée par un logiciel. Hatsune Miku est une « vocaloïde », qui est à la chanteuse ce que l’humanoïde est à l’être humain. La musique utilise des sons de synthèse  d’instruments à cordes ou à vent classiques, mais aussi de la musique électro. L’œuvre est née d’une collaboration entre des acteurs de l’avant-garde : musicien, auteur et metteur en scène, vidéaste et membre d’un collectif d’architectes new-yorkais. « L’héroïne », habillée par Louis Vuitton, a acquis une notoriété telle que le nombre de visionnages de ses clips sur internet dépasse celui de Lady Gaga. Elle évolue au milieu de projections d’images incroyablement sophistiquées à partir desquelles le récit se construit : on trouve ici une trame dramatique, des arias, des récitatifs, tout comme dans un opéra traditionnel. À ceci près qu’aucun être humain n’est présent sur la scène : de ce dispositif naîtra un opéra futuriste inédit !

    Conférence le mercredi 13 novembre à 18h au Grand Foyer

    En japonais, surtitré
    Durée : 1h25, sans entracte

    Producteur : Atsunori Toshi (A4A). Soutien à la production : YCAM. Co-réalisation : Théâtre du Châtelet, A4A /
    Collaboration costumes : Louis Vuitton.
    Avec le soutien de : niconico, GRAND MARBLE, inc.
    Remerciements : (C) Crypton Future
    Commande du Yamaguchi Center for Arts and Madia (YCAM) 2012.

    Media, ATAK. « Vocaloid » est une marque déposée par Yamaha Corporation 

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    Hatsune Miku, trajectoire d'une diva virtuelle

    Le Monde.fr | 14.11.2013 à 15h16 • Mis à jour le 15.11.2013 à 15h30 | Par Emmanuelle Jardonnet

     

     

     

    Hatsune Miku, la chanteuse virtuelle créée par le Japonais Keiichiro Shibuya pour son opéra "The End" au Théâtre du Châtelet, le 12 novembre 2013.

     

    Qui ne connaît pas Hatsune Miku ? Au Japon, il est difficile de passer à côté du phénomène, mais en France, rares sont ceux qui l'identifient vraiment, hormis les fans de culture populaire japonaise. C'est pourtant à Paris qu'elle se produit, les 12, 13 et 15 novembre au Théâtre du Châtelet, dans The End, de Keiichiro Shibuya, joué pour la première fois hors du Japon.

    Créé à Tokyo l'an dernier, cet "opéra vocaloïde", œuvre futuriste et hybride, a été l'occasion pour la chanteuse virtuelle, devenue star à part entière, de s'émanciper de l'univers de la "J-Pop" (pop japonaise), dont elle est une mascotte. Dans le spectacle imaginé par le musicien Keiichiro Shibuya, qui a été convié à Paris avant une tournée mondiale en cours d'élaboration, "Miku" tient le premier rôle.

    Lire : Postiches bleus pour pop star virtuelle

    • La naissance

    L'ancêtre de Hatsune Miku est le logiciel de synthèse vocale Vocaloid (contraction de vocal et d'androïde), créé au Japon par Yamaha en 2004. Celui-ci permet de générer paroles et mélodies grâce à des voix synthétisées, avec tous les effets et modulations souhaités. Une manne de "chanteurs" virtuels est ainsi mise à disposition de tout un chacun, musicien professionnel ou amateur. Parallèlement, les voix désincarnées sont "réincarnées" dans des personnages créés sur mesure, qui se voient attribuer un nom, une image et des éléments de personnalité. C'est à l'occasion de la sortie de Vocaloid 2 que le développeur japonais Crypton Future Media a conçu Hatsune Miku, qui signifie "premier son du futur" en japonais. Le 31 août 2007 apparaît une adolescente de 16 ans aux longues couettes bleu turquoise, qui pèse 42 kg et mesure 1,58 m. Sa "famille" s'étend constamment, avec de nombreux frères et sœurs aux carrières un peu moins spectaculaires que la sienne.

     

    Le musicien japonais Keiichiro Shibuya au Théâtre du Châtelet à Paris, le 12 novembre 2013.

     

    • L'icône globale

    Le succès de Hatsune Miku a été fulgurant, des milliers d'internautes se saisissant de sa voix et de son image pour interpréter des reprises ou des chansons composées sur mesure. Devenue une véritable icône, elle a encore franchi un cap avec la sortie, en 2008, d'un programme permettant d'animer les personnages, et ainsi d'accompagner la voix par des chorégraphies. C'est une compilation de ses chansons les plus populaires qui la mènera en tête des ventes de disque au Japon en 2010. Une première pour une vocaloïde. Entre-temps, le phénomène s'étend hors des frontières japonaises. S'enchaînent alors les concerts et les tournées – elle remplit des stades en Asie comme aux Etats-Unis –, où les fans la voient évoluer virtuellement sur scène.

     

     

    • Culture de l'open source

    Vocaloid n'est pas à strictement parler en open-source, puisque le logiciel est payant (environ 150 dollars pour les chanteurs de troisième génération) et s'assortit de mentions légales. En revanche, il ouvre un champ sans limites à ses utilisateurs, les concepteurs ne revendiquant pas la paternité de ce qui est fait avec leur outil. Une liberté de création totale qui appartient bien à la culture de l'open-source, chacun partageant ensuite gratuitement ses compositions sur YouTube, où la star collaborative dispose même d'une chaîne dédiée officielle. Pour exploiter le nom de Hatsune Miku, il suffit de respecter une charte graphique minimale (couleur des cheveux, coiffure, forme du visage) et de créditer ses créations, qui élargissent sans fin la palette et les facettes du personnage.

    • Une aura de star

    Les retombées de son succès sont multiples. Des jeux vidéo s'en sont emparée, elle est aussi héroïne de fictions (notamment de manga) non officielles, sans compter les figurines à son effigie. La vocaloïde était récemment conviée au Mori Museum de Tokyo dans le cadre de l'exposition All You Need Is LOVE: From Chagall to Kusama and Hatsune Miku, et des dessins la représentant voyagent même dans l'espace, embarqués dans une sonde spatiale japonaise. Les contrats publicitaires affluent, les marques étant friandes de son aura "geek" (Toyota, Domino's Pizza, Google Chrome…). A l'occasion de la création de l'opéra, elle a même eu les égards du luxe à la française, puisque Marc Jacobs (pour la maison Louis Vuitton) lui a dessiné d'élégants costumes de scène pour The End.

    • De la "J-Pop" à l'opéra

    Comment la vocaloïde réussit-elle à passer du registre de la "J-Pop" à celui de l'opéra ? Formé au conservatoire de Tokyo, Keiichiro Shibuya est avant tout un spécialiste de musique électronique, et son "opéra" ne s'entend pas au sens traditionnel de la musique occidentale.

    La performance de Hatsune Miku, dotée d'une voix dont le registre dépasse les limites humaines, notamment dans les aigus, s'apparente à celle d'une cantatrice. Son chant reste cependant synthétique et artificiel. Ce qui sert le propos du compositeur, Hatsune Miku interprétant la figure fantomatique d'une femme morte, dont la voix et le souvenir se dissolvent dans la mémoire de son compagnon. Et bien qu'"anoblie" par ce changement de genre musical, son rôle sombre et mélancolique lui faisant en apparence gagner en profondeur, elle ne s'en trouve pas plus incarnée. Un aspect immatériel pour lequel justement, elle est utilisée.

     

     

     

    Emmanuelle Jardonnet

    « Bientôt l'hiverRouler au bord d'un ravin »
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  • Commentaires

    1
    Vendredi 22 Novembre 2013 à 14:40

    Bonjour Jean-Marc,

    C'est très impressionnant... Ce spectacle a beaucoup plu en France ?

    (Mon mari est un grand fan de Hatsune Miku.)

    2
    Vendredi 22 Novembre 2013 à 18:39

    Bonjour Snow

    Je sais que c'hez toi à Tokyo , Hatsune Miku est une grande vedette mais ici aussi elle a beaucoup de fans à ma grande surprise.

    Il y avait toute la communauté japonaise de Paris ce soir là mais aussi beaucoup de jeunes gens qui étaient venu avec des CD pour les faire signer à la fin du spectacle.

    Plus dehors des gens qui cherchaient des places de dernières minutes.

    3
    Samedi 23 Novembre 2013 à 08:17

    bonjour Jean-Marc

    merci pour cette belle découverte

    tu as passé une bonne soirée j'imagine et en plus même si elle est pas connu en France ses fans étaient là

    merci pour ce superbe partage

    bon week-end à toi bisous

     

    blanc

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