• Eros Hugo exposition

    Eros Hugo

    entre pudeur & excès 

    Exposition du 19 Novembre au 21 Février 

    Une exposition installée dans la maison Victor Hugo place des Vosges à Paris dévoile le double visage de l'écrivain poète : une œuvre chaste mais une vie sentimentale et sexuelle trépidante.

     

    Maison Victor Hugo 

    6 Place des Vosges 

    Paris

    Eros Hugo exposition

    L’appartement que Victor Hugo loua de 1832 à 1848, au 6, place Royale (devenue place des Vosges) est aujourd’hui aménagé de façon à vous faire parcourir sa vie tout en évoquant ses écrits, à travers les meubles, objets et œuvres d’art lui ayant appartenu ou bien encore qu’il a créés lui-même.

     

    Victor Hugo est à la fois pudeur et excès. Pudeur quand il glorifie, de Cosette à Déa, des amours idylliques, «purs» et presque «chastes». Pudeur quand il réserve à des publications posthumes les poèmes très sensuels écrits pour ses grands amours que furent Juliette Drouet, Léonie Biard et Blanche Lanvin. Pudeur également quand il s’interdit toute intrusion du côté de l’érotisme, fût-il littéraire, alors que le siècle tout autour de lui y verse abondamment. 

     

    Il est aussi excès dans l’expression des passions au cours de deux scènes presque hallucinées de Notre-Dame de Paris et de L’Homme qui rit. Excès quand il laisse libre cours à la force vitale qui est celle, agissante, chaotique, omniprésente, du dieu Eros. Une extraordinaire puissance porte l’œuvre de Hugo. 

     

    L’exposition se propose de suivre chronologiquement cette double face dans sa vie et son œuvre depuis la sensualité chatoyante des Orientales, la violence des passions dans les drames jusqu’aux transpositions mythologiques des grands textes.

     

    On sait, par ailleurs, combien la sexualité de Hugo a parfois été complexe et foisonnante – mais sans doute guère plus que nombre de ses contemporains. Cet aspect intime, qui a fait couler beaucoup d’encre depuis les travaux d’Henri Guillemin – sera donc remis en perspective. 

     

    Autour des œuvres de Hugo, seront présentées  des sculptures de Pradier, de Rodin, des peintures de Böcklin, Cabanel, Chassériau, Corot, Courbet, des dessins et gravures de Boulanger, Delacroix, Devéria, Ingres, Gavarni, Guys, Rops, des photos de Félix Moulin, de Vallou de Villeneuve... 

     

     

    Quelques En quelques occasions, de brèves et suggestives évocations de l’érotisme 19ème permettront de comprendre, a contrario, combien Hugo ne s’est jamais placé sur ce terrain-là. Une large sélection de textes de Hugo, pour la plupart très peu connus, seront donnés à lire et à entendre tout au long de l’exposition.

     

    Eros Hugo exposition

     La place des Vosges le jour même

    Eros Hugo exposition

     

    Eros Hugo exposition

     

    Eros Hugo exposition

     

    encre de Victor Hugo 

    Eros Hugo exposition

     

     

    Eros Hugo exposition

     

     

    Eros Hugo exposition

     

    Eros Hugo exposition

     Victor Hugo

    Eros Hugo exposition

     

    Eros Hugo exposition

     

    Eros Hugo exposition

     

    Oeuvres coquines de la collection de Victor Hugo 

    Eros Hugo exposition

     

    Eros Hugo exposition

     

     

    Eros Hugo exposition

     

     

    Eros Hugo exposition

     

    Eros Hugo exposition

     

     

    Eros Hugo exposition

     

     

    Eros Hugo exposition

     

     

    Victor Hugo fut poète, dramaturge, intellectuel et homme politique. Il est célèbre et célébré dans le monde entier. Mais il fut aussi un homme à la sexualité débridée. Et c'est cette relation érotique aux femmes, entre pudeur et excès, qui est au centre de l'exposition de la maison Victor Hugo à Paris et qui a pour titre Eros Hugo - Entre pudeur et excès.

     

    La vie de cet homme est un paradoxe complet. Ses romans sont assez chastes, ses pièces de théâtre et ses poèmes le sont moins mais dans la vie il aura expérimenté à peu près toutes les formes d'amour, souvent simultanément. Femme légitime, maitresses officielles, flirts platoniques, prostituées avérées, femmes de chambre... et ceci jusqu'à la fin de ses jours.

     

    De la délicatesse à l'adultère

     

    Pourtant, au départ, le jeune Hugo était d'une délicatesse irréprochable. Il a épousé en 1819 son amour d'enfance, Adèle Fouchet, lui faisant des scènes de jalousie épiques si la malheureuse dévoilait un millimètre de sa cheville. Les femmes de ses premiers romans sont généralement des femmes sacrifiées, comme Esmeralda. D'ailleurs son roman Notre-Dame de Paris a été une source d'inspiration pour de nombreux peintres du 19e dont vous verrez les tableaux à la Maison Victor Hugo, place des Vosges. 

     

    Cette première période puritaine ne va pas durer très longtemps. En fait, dès qu'il commence à écrire des pièces de théâtre, il tombe amoureux fou de l'actrice Juliette Drouet, qui restera sa maîtresse pendant 50 ans, mais elle ne lui suffit pas. Il disputera à son propre fils, Charles Hugo, les faveurs d'une autre actrice, Alice Ozy, que vous verrez peinte par Chassériau. Quand à Juliette Drouet, elle est immortalisée par le sculpteur de celui qui fut son amant, James Pradier. L'œuvre s'intitule Satyre et la Bacchante. Allez comprendre.

     

    Cette sculpture en marbre blanc est très chaste, elle a été reproduite dans des versions beaucoup plus osées où le satyre est en érection. Mais ce n'est pas la sculpture la plus audacieuse de l'exposition, comme le pointe Gérard Oudinot, directeur de la maison Victor Hugo en désignant une autre sculpture, un "satyre très étrange à 3 sexes, entouré de 3 nymphes qui pratiques 3 fellations". "C'est une œuvre anonyme, je ne pense pas que quelqu'un aurait osé signer cela", sourit Gérard Oudinot.

     

    Hugo aussi dessinait

     

    Au 19e siècle, les artistes s'en donnent à cœur joie. Comparés à nos artistes contemporains, ils étaient de véritable pornographes. Vous verrez de très belles gravures de cet ordre réalisées par des peintres proches de Victor Hugo comme Achille Devéria. Victor Hugo n'est pas en reste, puisqu'il dessinait, et ses dessins de femmes nues n'ont rien à envier du point de vue de l'audace en tout cas, à ceux de Chassériau ou d'Ingres qui leur font échos dans l'exposition.

     

    Mais le moment le plus étonnant du parcours, ce sont les carnets de note truffés de codes que Hugo noircissait en exil à Guernesey. "Il utilise un système codé. De temps en temps on trouve marqué "Suisse". Qu'est-ce que ça vient faire là ? En fait la Suisse, ce sont les alpages, les vaches, le lait, le lait c'est le sein... Donc Suisse ça veut dire qu'il a tripoté les seins de la bonne. Qui des fois se conclut par "todo", "tout", en espagnol", décrypte le directeur de la maison Victor Hugo.

     

    L'exposition se termine en un feu d'artifice avec un face à face entre Courbet, Rodin, et le peintre suisse Arnold Böcklin. Ce dernier est celui qui a le mieux représenté le satyre, telle que le concevait Victor Hugo, d'une laideur mélancolique et sensuelle. Tandis que Courbet sculptait Iris, ce buste de femme bondissant aux jambes écartées, Rodin représentait Victor Hugo totalement nu, le corps vieillissant, mais la fougue encore intacte. Il était logique que le chef d'œuvre de l'érotisme gérontophile soit dédié au plus célèbre de nos priapiques ! Eros Hugo à la maison Victor Hugo est à voir absolument.

     

    Eros Hugo exposition

     

    Sculpture de Rodin représentant Victor Hugo

    Eros Hugo exposition

     

    la place des Vosges au crépuscule 

    Eros Hugo exposition

     

     

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  • Commentaires

    1
    Samedi 16 Janvier 2016 à 08:33

    Bonjour Jean-Marc

    bel hommage a David que tu lui à fait.

    cette année ils partent tous l'un derrière l'autre

    ce n'est pas possible

    très joli partage de cette exposition

    je suis fainéante en ce moment pour faire des pps hihi

    je te souhaite un bon week-end sous la neige par chez moi

    bisous

    end

    2
    Samedi 16 Janvier 2016 à 12:32

    La disparition de Bowie me touche beaucoup car c'est une partie de ma jeunesse qui s'en va avec lui.

    Bon week end à toi Véro

    gros bisous 

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