• Châtelet : le détachement féminin rouge

    Hier soir au théâtre du Châtelet

    Superbe spectacle kitchissime en deux actes.

    Les décors magnifiques et grand moment d'étrangeté 

    Châtelet : le détachement féminin rouge

     Mao est là pour accueillir les spectateurs

    Châtelet : le détachement féminin rouge

     Du 1er au 3 octobre 2013 à 20h

    Ballet national de Chine

    Chine, années 60. Affaibli au pouvoir, le Grand Timonier en appelle à la Révolution culturelle prolétarienne pour reprendre la main. Le peuple est possédé par la folie maoïste. Les jeunes instruits sont envoyés aux champs. Les professeurs, traités de réactionnaires, sont traînés dans la rue, affligés du bonnet d’âne. La société chinoise se retrouve sens dessus dessous. Les Gardes rouges mènent l’empire du Milieu à une quasi guerre civile. Tout signe des quatre vieilleries, les idées, les coutumes, les habitudes et la culture du passé, doit être éradiqué. Du Tibet jusqu’à Pékin, les temples sont saccagés. Les arts de la scène ne sont pas épargnés par cette opération table rase qui affecte toutes les familles chinoises. L’épouse de Mao, Jiang Qing, se charge personnellement de définir la culture de l’homme nouveau qui doit émerger du grand chamboulement. Les Chinois ne verront plus que huit œuvres, six opéras et deux ballets. Chacune glorifie sans nuances les luttes du Parti communiste, que ce soit face aux forces du Guomindang ou, comme dans Le Détachement rouge féminin, contre les propriétaires terriens réactionnaires qui enchaînent le peuple. Ce ballet, adapté en 1964 d’un film de propagande du même nom, restera la plus célèbre des yangbanxi, les «œuvres modèles de la scène». Parce qu’à la demande du premier ministre Zhou Enlai, Le Détachement sera donné, non sans insolence, devant le président Nixon lors de sa visite historique de 1972 en République populaire. Mais surtout parce que, si aucun Chinois ne voudrait revivre cette décennie des plus violentes de l’histoire du pays du Milieu, personne jusqu’à aujourd’hui n’a oublié ces airs et les pas gracieux de l’esclave libérée.

    Harold Thibault - Correspondant du journal Le Monde à Shanghai

    Ballet, créé en 1964, adaptation du film éponyme, d’après le scénario de Liang Xin.

    Ballet national de Chine
    Direction artistique : Feng Ying

    Durée 2h15 avec entracte

     

    Châtelet : le détachement féminin rouge

     le rideau de scène signé Garouste ci dessus

    Châtelet : le détachement féminin rouge

     

    Châtelet : le détachement féminin rouge

     

    Châtelet : le détachement féminin rouge

     la Seine vue derrière la vitre

    Châtelet : le détachement féminin rouge

     dans un couloir Bando que j'ai vu l'automne dernier

    Châtelet : le détachement féminin rouge

     

    Châtelet : le détachement féminin rouge

     

    Châtelet : le détachement féminin rouge

     

    Châtelet : le détachement féminin rouge

     

     

    Châtelet : le détachement féminin rouge

     après le spectacle Paris la nuit

    Châtelet : le détachement féminin rouge

     

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  • Commentaires

    1
    Samedi 5 Octobre 2013 à 15:53

    bonjour Jean-Marc

     de magnifique photos que tu partage j'adore

    ça à l'air très joli ce théatre

    tu as passé une bonne soirée

    moi c'est sous la pluie que je te souhaite un bon week-end

    bisous

    brun

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