• ANNE TERESA DE KEERSMAEKER au Palais Garnier

    C'était en début de semaine 

    Depuis le 22 octobre et jusqu'au 8 novembre, le Palais Garnier abrite un programme fait de trois pièces brèves, conçues entre 1986 et 1995 par Anne Teresa De Keersmaeker. Pareillement combinées, elles composaient une « Soirée Répertoire » à la Monnaie de Bruxelles en 2006.

     

    Entrées à présent au répertoire de l'Opéra de Paris – comme « Rain » en 2011 –, elles sont interprétées par les magnifiques danseurs du Ballet. Avec à nouveau cette particularité : une rigueur, une maîtrise, une implication exemplaires des interprètes, et cet infime décalage avec l'esprit de troupe de Rosas et ses danseurs qui se connaissent et travaillent ensemble, dans une structure beaucoup plus petite, parfois depuis de très longues années. Cet aspect cependant n'est même pas un défaut et ne frappe qu'éventuellement les très familiers de la compagnie belge fondée en 1983 et nommée en référence à la pièce « Rosas danst Rosas », créée la même année.

     

     

    Devant l'Opéra avant de rentrer  

     

    et les gens qui cherchent les places 

     

     

     

     

     

    Expressivité et dépouillement

     

    « Je danse comme je marche », dit volontiers Anne Teresa De Keersmaeker. Les bottines, trait distinctif de ses débuts, chaussent naturellement Aurélia Bellet, Camille de Bellefon, Miho Fuji et Claire Gandolfi sur la scène de Garnier pour « Quatuor n°4 ». 

     

    Enchâssée à l'origine dans « Bartók/Aantekeningen » créé le 16 mai 1986 à Bruxelles, cette chorégraphie sera intégrée un an plus tard dans la pièce « Mikrokosmos ». Le quatuor gagne aussitôt en autonomie et s'inscrit parmi les pièces de jeunesse marquant les bases du travail de la chorégraphe : l'architecture musicale complexe, l'expressivité dans le dépouillement – et quelque chose d'une nonchalance en contrepoint d'un pur raffinement. Près de trente ans plus tard, ce quasi-classique demeure d'une insolente actualité, dont les audaces silencieuses et l'austérité du costume (jupes midi noires, culottes blanches, chaussettes, bottines) suscite autant la perplexité de certains que l'adhésion d'autres.

    C'est récurrent : le travail d'Anne Teresa De Keersmaeker, s'il est très unanimement reconnu, divise souvent le public français. On se souvient ainsi de l'accueil en partie glacial du splendide « Partita 2 » que la chorégraphe et Boris Charmatz présentèrent 2013 dans la cour d'honneur au Festival d'Avignon.

    Mutations et continuité

     

    Le même quatuor à cordes (Frédéric Laroque, Vanessa Jean, Laurent Verney, Aurélien Sabouret) rejoint le plateau pour la deuxième pièce de la soirée, elle aussi extraite d'un opus phare (« Erts », créé en 1992 aux Halles de Schaerbeek). 

    « Die Grosse Fugue », sur une partition tardive de Beethoven, associe une danseuse et sept danseurs dans une chorégraphie en vif contraste avec la précédente. C'est un concert dansé parcouru d'appels d'air qui se joue là, affirmant sa construction millimétrée avec une spontanéité désarmante.

     

    Après l'entracte, le rideau s'ouvre sur la forêt au clair de lune de « Verklärte Nacht » (extrait de « Erwartung/Verklärte Nacht », créé le 4 novembre 1995 à la Monnaie), pièce ayant connu elle aussi des mutations. 

     

     

     

    les artistes qui saluent 

     

     

     

     

    un tour dehors sur l'avenue de l'Opéra à l'entre acte 

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Takeru Coste danseur franco nippon de l'Opéra Garnier 

     

     

     

     

     

     

     

     

    ............................

    .............

    .....

     

    « Madame Vigée Le Brun ( suite et fin) John Adams Lucinda Childs Frank Gehry au théâtre de la Ville »
    Partager via Gmail

  • Commentaires

    1
    Vendredi 6 Novembre 2015 à 17:55

    Magnifiqu es photos,  superbe opéra,bonne soirée.

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :